jeudi 29 septembre 2016

Le Livre sur les quais

Mieux vaut tard que jamais, hein ! J’ai été très occupée ces derniers temps. Un déménagement, et le Salon du livre romand qui approche.


Mais voilà le compte-rendu du dernier salon auquel j’ai participé. Au début de ce mois de septembre, il y a eu le Livre sur les quais, à Morges, et c’était magnifique.



Dès le vendredi matin, il y avait un soleil splendide qui est resté tout le week-end. Je suis arrivée à l’accueil, puis à ma place, non loin de Marika Gallman et Pierre Pevel qui arrivait le lendemain. Nous étions dos au lac, avec un petit vent frais lacustre, tout semblait très bien.
J’ai bien eu un soupçon en découvrant les albums destinés aux 3-5 ans juste à côté de mes bouquins, mais je me suis dit, bon, c’est éclectique.

Ma pote Marika

C’est en discutant avec ma voisine de table, et en lui disant l’air de rien, « oula, non, moi c’est pas du tout pour les enfants ! (eu égard au nombre de scènes sensuelles et explicites très élevé), que celle-ci, un brin dépitée, m’a conseillé de demander à changer de place. J’étais en effet, tout comme Pierre et Marika, placée dans la partie jeunesse du salon. Magnifique. Pour Pierre et Marika, bon, young adult passe encore, moi, non même pas sur un malentendu.

J’ai donc en effet demandé à changer de place, ne serait-ce que par décence. On m’a trouvé un bout de table à côté des auteurs francophones non suisses (cool…), de l’autre côté de la tente, fini le petit vent frais lacustre. Mais au moins j’avais vue sur le lac en frontal. Le panneau comportant mon nom étant marron, couleur de la partie jeunesse, je détonnais un peu, même s'il a semblé que j’étais la seule à en être chagrinée.

Le mouton marron


Ce petit couac de départ passé, j’ai sereinement profité de la belle ambiance du salon. La tente est immense et joliment décorée, le public nombreux. En dehors de mes dédicaces, je me suis promené, ai pris la température (chaude). Nous avons profité un court instant de l’espace VIP avec Marika, puis avons englouti dégusté un risotto sur la terrasse du casino. La vie d’auteur en salon, c’est quand même sympa.



Vers le milieu de l’après-midi, c’est la galère La Liberté qui nous rendait visite sur le quai, à quelques mètres de la tente. Ce splendide bateau fait toujours sensation. Ma maman, chanteuse pro de son état, y donnait un concert le soir-même et je suis allée lui faire une bise. C’est à ce moment que je me suis fait alpaguer par un journaliste belge et que j’ai donné une interview filmée, avec le bateau en fond (j’aimerais bien la retrouver et visionner, d’ailleurs, cette interview) pour parler de mes livres, de l’amour, de la sensualité dans la littérature, de la sublimation, de la censure…



Le soir, c’était l’inauguration du salon. Joli endroit dans le port au bord de l’eau. J’ai invité Tiffany Schneuwly qui a rejoint notre petit groupe composé de Marika, Pierre et moi-même. Gilles Vervisch, philosophe, rencontré plus tôt dans l’après-midi, nous a également rejoints. Je passerai sous silence les discussions grivoises très spirituelles. C’était la fin de la journée, hein.

Retour sur mes terres fribourgeoises le soir, et le lendemain tôt c’est reparti pour un tour, dédicaces, dîner, cette fois avec Marika – et Gilles que nous sommes allées voir en table ronde sur la pop philosophie – dédicaces.

Je me suis absentée un petit moment au cours de l'après-midi pour aller voir jouer mes petits lapins (aka la Une du FC Farvagny, oui ce sont des adultes, oui je les appelle quand même mes petits lapins, cherchez pas), qui avaient un match à 5 mn de là contre le FC Echichens, heureux hasard.

À 19h, c'était le moment de la partie officielle sous la tente. J’ai eu plaisir à écouter Dany Laferrière (souvenez-vous de l’épisode au salon de Genève, Marilyn un peu boulet), président d’honneur, qui a réaffirmé l’importance des mots et du livre.

La soirée des auteurs qui a suivi a fini tôt, trop tôt au goût de mes fêtards de compagnons Gilles et Marika, et après avoir salué Pierre (qui m’a fait un autographe sur le bras à ma demande insistante), nous avons poursuivi dans un bar. Bon, on ne peut pas dire que Morges est très vivante un samedi soir. Du coup, c’est très sagement que nous avons débattu d’art, de philo et autres sujets de sociétés, avec quand même un Martini, faut pas non plus pousser mémé dans les orties.




Dimanche, dernier jour du salon. La veille, j’ai annulé la table ronde à laquelle je devais participer, même si j’en étais déçue. C’était une table ronde jeunesse, dans la bibliothèque jeunesse de la ville. Ça m’a donc poursuivi tout le long !… J’ai tout de même assisté un bout à la discussion, mais rapidement j’ai épargné mon angélique mari (venu me rendre visite en moto), assis sur une mini chaise en plastique vert pomme au milieu d’enfants, qui ne bronchait pas mais s’ennuyait ferme, je le voyais bien.

Après cela nous sommes allés assister à la discussion entre notre ami Patrick Dujany et le poète Daniel Popescu. La modératrice s’en souviendra. Moi, j’étais pliée de rire. Voilà, quand on connaît les personnages (surtout Popescu), il ne faut pas s’attendre à ce que les échanges soient policés.


En fin de journée seulement, les quais ont été sous l’orage, comme un joli mot de fin. Malheureusement, je ne pense pas y participer de nouveau en 2017, il faut avoir publié un livre au cours du premier semestre pour être invité, et mes prochaines productions ne seront pas pour si tôt. J’espère avoir le plaisir de dédicacer au Livre sur les quais en 2018    (◍•ᴗ•◍)❤

Le véganisme doux (ou slow véganisme ou flexitalisme)

Tofu party le lundi, barbec' de barbac' le dimanche (Et c'est OK) Je ne sais pas pour quelle raison nos systèmes de pen...