mardi 29 novembre 2016

Lire en Poche, Bordeaux

Voilà voilà, le Salon du livre romand est terminé, j'ai retrouvé ma vie, j'ai donc un peu de temps maintenant pour mettre mon blog à jour.

Commençons par le compte-rendu de Lire en Poche, qui se déroule dans une commune de l'agglomération bordelaise, Gradignan.




Tout un parc dédié au livre, des amphithéâtres, des tentes... Un cadre enchanteur, du soleil et une température très agréable pour un début octobre où je me suis laissée dorer au soleil.

Le concept de ce festival, comme son nom l'indique, tourne autour du poche ; quelques maisons comme Folio et mon éditeur, Milady, par exemple, y ont donc leur place de choix.

Cette année, le thème de Lire en Poche était "Amour et haine", thèmes largement exploités dans mon diptyque. Embarquement pour l'aéroport de Genève direction Bordeaux, donc !

Nous sommes arrivés vendredi soir, Alex et moi. La soirée d'inauguration s'ouvrait sur les discours officiels, suivis d'une lecture en musique de Léonor de Récondo, quelques mots qui glissent sur le violon et la harpe. Magique.

Le samedi, après une matinée de dédicaces durant laquelle j'ai plus conversé avec mon voisin anglais Richard Ford, que signé des livres, même si quelques lectrices m'attendaient de pied ferme, nous avons souhaité mettre à profit la pause de midi avec Alex pour visiter Bordeaux. La ville est dotée d'un centre historique superbe. Mais en région côtière, la platitude prend tout son sens. Fille des Alpes, le manque de relief (montagneux) m'angoisse.

Nous avons regagné le salon à temps pour une nouvelle séance de dédicaces, un arrêt express à l'hôtel pour enfiler nos tenues de soirée, et nous avons embarqué dans le bus en direction du château Malartic-Lagravière pour une soirée de gala et dégustation des crus classés des Graves. Marc Lévy était présent. Je l'avais déjà croisé l'après-midi à sa table, et vu enchaîner les signatures et les sourires pour les photos, avec patience et bienveillance. Il a traversé la salle pour arriver à sa table avec l'expression détachée des personnalités connues du grand public, le dos bien droit, se sachant observé de tous, ne prenant jamais le risque de croiser le regard de quiconque.



Nous étions une dizaine à notre table (environ trois cents invités en tout), mais c'est véritablement avec Insa Sané que nous avons, Alex plus encore que moi, lié une amitié. Comédien, slameur, écrivain jeunesse, cet homme généreux et d'une très vive intelligence a marqué notre week-end.

Mon équipe de foot, le FCFO, jouait un match à l'extérieur à ce moment-là, contre une équipe difficile, sur un terrain en synthétique difficile, et la première partie du championnat était très difficile. Je guignais les résultats sur Twitter discrètement, entre deux plats : victoire ! Je me suis mise à sautiller sur ma chaise comme une gosse, avec un mari gêné qui me demandait de me calmer et Insa qui rigolait franchement.

Peu avant le retour, j'ai eu l'occasion de saluer Brigitte Giraud, écrivaine lyonnaise qui était venue, il y a une quinzaine d'années, présenter son tout premier roman à notre classe de lycéens littéraires. Elle fait partie des figures qui m'ont donné envie d'écrire, et j'ai pu le lui dire. J'ai également pu parler à Véronique Ovaldé de l'influence qu'elle avait eue sur mon parcours littéraire. Je l'avais déjà croisée au Livre sur les Quais, tout comme Insa Sané, d'ailleurs, et nous avons conversé alors qu'un chauffeur nous menait tous les quatre à Bordeaux.

Le lendemain, dimanche, a eu lieu la table ronde à laquelle j'ai pris part. Je suis sur scène depuis toujours (musique, théâtre...), c'est donc des moments que j'apprécie ; ça n'était pas, du moins au début, le cas de mes deux homologues, Angélique Barbérat et Laetitia Constant, qui avaient quelque peu le stress de la parole en public, mais la discussion est rapidement devenue intéressante, pour nous comme pour le public, je pense.



Une nouvelle vague de dédicaces et, déjà, il était temps de rentrer en terres helvétiques, plus motivée que jamais à terminer mon prochain roman.

Suite à l'épisode "Swiss Fantasy Show" avec Tiffany !



Le véganisme doux (ou slow véganisme ou flexitalisme)

Tofu party le lundi, barbec' de barbac' le dimanche (Et c'est OK) Je ne sais pas pour quelle raison nos systèmes de pen...